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Très haut débit et Parcs d'activités |
| Publié le 02/10/2007 |
La 14ème édition de la Rencontre des Développeurs Territoriaux s'est tenu au CODELA le mardi 26 juin sur le thème de la desserte des zones d'activités en haut et très haut débit. Un occasion pour les développeurs économiques de notre territoire de faire le point sur les enjeux et le jargon technique à maîtriser afin d'examiner comment procéder concrètement et efficacement à la desserte d’un parc d’activités en équipement télécom performant.
L'enjeu et les problématiques
L’enjeu est considérable pour notre économie : 4 entreprises sur 10 en Loire-Atlantique sont implantées dans un parc d’activité, employant 1 salarié sur 2.
Il l’est également pour notre attractivité, la localisation des activités dépendant de plus en plus de la présence de réseaux offrant des débits non limitant pour accéder à des services à prix compétitif.
Mais les obstacles qui se dressent devant les développeurs pour desservir leurs parcs sont nombreux : un jargon technique déroutant, de multiples intervenants et des entreprises clientes qui n’expriment pas nécessairement leurs besoins …ou hésitent à payer le prix du service demandé.
Le haut et très haut débit
Afin de bien comprendre les notions essentielles utilisées dans le haut et très haut débit, l’ANT (Aménagement Numérique des Territoires) nous propose un glossaire indispensable téléchargeable ici.
Aujourd’hui, les communications électroniques se multiplient pour les particuliers (téléphonie via internet, services de télévision …) et les professionnels (gestion, externalisation des systèmes informatiques, visioconférence…).
Le haut débit est donc aujourd’hui essentiel.
Technologie aujourd’hui dominante, l’ADSL se déploie à l’image de cette animation :
En plus de cette technologie, d’autres moyens existent pour la mise en place du haut débit : en voici les particularités :
La multitude des opérateurs et/ou délégataires de services publics rendent d’autant plus complexe et inégal chaque marché local. Leurs offres s’avèrent elles aussi variées et les conditions d’accès pour un professionnel différentes de celles d’un particulier (tarifs et services supérieurs).
L’aménagement en zone d’activités
Cette complexité d’opérateurs entraine de nombreuses possibilités d’aménagement du territoire en haut débit.
En zone d’activités, c’est à l’aménageur d’assurer la viabilisation télécom des sites. La collectivité en garde la responsabilité (les infrastructures sont en effet des biens publics) et lors de la location du réseau (voire de la mise à disposition), la loi prévoit un traitement équitable (et non discriminatoire) de tous les opérateurs, l’article 1425.1 du CGT encadrant d’ailleurs l’intervention des collectivités.
La mise en place des fourreaux doit tenir compte des besoins des opérateurs et s’inscrire dans la perspective du très haut débit. Elle permet ainsi de diminuer les coûts et délais de déploiement de ces mêmes opérateurs.
Dans la mesure où 80 % des coûts de desserte correspondent à des travaux de génie civil, il est capital de les anticiper lors de l’aménagement du parc d’activité.
L’aménagement d’un parc d’activités en haut et/ou très haut débit peut être financièrement optimisé en exploitant toutes les infrastructures aptes à recevoir des équipements de réseau (exemple : fourreaux vides ou partiellement occupés, conduites de gaz abandonnées et voies ferrées désaffectées, pour les réseaux filaires ; châteaux d’eau, pylônes haute tension, bâtiments publics pour les réseaux radio).
Un label
Un label national (le ZATHD), en cours d’élaboration, valide :
- le raccordement du site à un ou plusieurs réseaux de collecte,
- la capacité des équipements d’accueillir au moins trois opérateurs dont deux, au moins, seront prêts à proposer des services en très haut débit.