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Opérateurs Très Haut Débit |
| Publié le 15/02/2008 |
La 15ème rencontre des développeurs territoriaux organisé par le CODELA avait pour objectif de proposer aux opérateurs Haut Débit implantés en Loire Atlantique sur le marché des entreprises une présentation de leur solution. Elle faisait suite à une 1ere rencontre récapitulant les enjeux et le jargon technique à maîtriser afin d'examiner comment procéder concrètement et efficacement à la desserte d’un parc d’activités en équipement télécom performant.
France Télécom, Completel et Altitude Telecom y ont accepté de présenter leurs offres et problématiques de déploiement.
Etat des lieux du déploiement actuel.
Bien que non complète (6 800 lignes restent sont encore en zone d’ombre, c’est à dire inéligibles au haut débit), la couverture ADSL du département est supérieure à la moyenne nationale. 98,8 % de la population a accès au haut débit en Loire Atlantique (Source : France Telecom, août 2007). 64 % des 575 000 lignes du département sont même éligibles à un débit de 18 Mbps.

Avec 51 % des lignes dégroupées et un taux de pénétration de l’ADSL (nombre de foyers équipés à l’ADSL) de 45 %, le haut débit est donc bien implanté en Loire Atlantique grâce notamment à la convention ‘département innovant’ signée entre France Télécom et le Conseil Général ayant pour but d’accélérer son déploiement. Qu’en est-il pour les entreprises de Loire Atlantique?
3 Opérateurs Complets et complémentaires pour une clientèle de professionnels
1. France Télécom
L’opérateur historique a promis à chaque entreprise qui le désire d’obtenir un haut-débit symétrique (entre 2 et 18 Méga) sur simple demande. Aujourd’hui, cet engagement ‘remplit 90 % de la demande des entreprises’, d’après Dominique Aubrit, de la direction régionale des Pays de la Loire. Parallèlement et pour couvrir un maximum des 10 % des établissements restants, France Télécom a financé un plan ZAE (Zones d’activités économiques) consistant à investir dans de la fibre optique et permettant de transiter des services de très haut débit symétrique dans une sélection de zones d’activités présentés ci dessous (de 30 Méga à 1 Giga sur Nantes métropole).

A ce jour, cet investissement très lourd n’a pas réellement été décisif : 5 % des entreprises présentes dans ce plan ZAE ont fait part de leurs besoins en très haut débit, contre 3 % pour l’ensemble du département.
2. Altitude
Les solutions filaires ne sont pas les seules pour permettre l’accès au très haut débit pour une entreprise. Le groupe Altitude propose en effet des solutions WiMax … mais pas seulement. Composé d’Altitude Infrastructure (opérateur en charge d’aménager numériquement un territoire grâce à des solutions filaires rachetés à d’autres opérateurs et à des solutions WiMax) et d’Altitude Télécom (opérateur de services commercialisant les offres d’Altitude), le groupe permet d’exploiter des ‘technologies très intéressantes notamment dans la couverture de zones blanches’ (Nicolas Guillon, responsable commercial de la région Ouest). Le WiMax permet d’apporter des services rapidement car il ne nécessite que peu de génie civil : des pylônes permettent par exemple d’arroser en haut débit tout point situé à moins de 20 kms à la ronde. La Vendée et les Deux-Sèvres exploitent désormais cette technologie. Chaque client final peut bénéficier d’un ou de différents services (identifiés ci-dessous) dans un niveau de fiabilité et de sécurité stables.
3. Complétel
Autre structure et autre solution très haut débit pour les entreprises : Complétel se base sur la fibre optique pour satisfaire sa clientèle de professionnels. La fibre noir (FON) ‘éclairée’ via des locations longue durée (DRU) permet à Complétel de proposer à ses clients des services particuliers (grâce à des débits allant jusqu’à 1Giga) : Liaisons VPN, Réseaux privés, LAN to LAN, multiplexages, SAN to SAN dans un environnement ultra-supervisé.

Considérant que la fibre optique est ‘une valeur avant tout et un avenir certain’, Philippe Thiberge (directeur des opérations Ouest de Complétel) croit en la course à l’expansion du très haut débit. Demandant souvent des travaux lourds en génie civil, les points d’arrêts de ces réseaux de fibre restent toutefois délicats à rentabiliser pour la structure. La meilleure solution pour le développement de sa clientèle reste le passage par des délégataires de services publics ‘réfléchis’.
Les usages du très haut débit et l’avenir des télécoms
Même si à l’heure actuelle le haut débit répond à l’essentiel des demandes de professionnels, l’inventaire de ces solutions esquisse le panorama futur du très haut débit en France. Côte filaire, le FFTH (fiber to the home) promet de belles perspectives d’évolutions. Du point de vue unanime de Complétel et France Telecom, les usages et services de demain seront les moteurs du déploiement de cette technologie auprès des professionnels. Les 1ères expérimentations pour les particuliers sont en cours.
Côté hertzien (WiMax), le maillage du territoire régional à moyen terme s’annonce lui aussi prometteur, l’ARCEP (Régulateur français des télécommunications) ayant fixé des objectifs de déploiement à respecter lors de l’attribution des licences WiMax (+95 % du territoire couvert en 2013).
Du bon aménagement numérique du territoire
Ce déploiement futur doit être pris en charge par les collectivités territoriales afin qu’elles proposent sur leur territoire des offres ouvertes à la concurrence. Basé sur des inventaires télécom (repérage de fourreaux, de lignes) pas toujours maitrisé, le bon aménagement numérique d’un territoire est et sera différenciant pour son développement économique. En favorisant la création de procédures adaptées (Délégation de Services Publics - DSP, marchés de services ou marché de travaux …), chaque territoire peut ainsi ouvrir sa gestion télécom à des opérateurs concurrents et satisfaits de proposer leurs offres.
Pour en savoir plus :
- le site de France Télécom
- le site d'Altitude
- le site de Complétel
- le site de l'ARCEP
- Pour toutes vos interrogations ou pour obtenir des coordonnées précises : nous contacter